J'ai souffert de kystes ovariens, pendant 2 ans, mon combat actuel est l'endométriose, pour ce long chemin  vers la parentalité...

Je suis une femme âgée de 33 ans. Il y a 5 ans je voulais un bébé pour mes 30 ans. C’est à ce moment que j’ai commencé à souffrir de mes règles. Elles étaient si douloureuses qu’elles ont commencé à être handicapantes. J’ai donc pris rendez-vous avec mon médecin. Il a cru que j’avais des calculs rénaux et m’a prescrit à cet effet un abdomen à blanc (examen de radiologie particulier). Cependant en discutant avec une collègue infirmière, elle m’a appris que certains problèmes gynécologiques causaient ce genre de douleurs menstruelles. J’en ai parlé à un autre médecin, qui m’a prescrit des examens gynécologiques complémentaires à ceux que m’avaient prescrits mon médecin de famille. Ceux-ci révélèrent que j’avais un kyste ovarien.

 

Je pris alors rendez-vous avec un gynécologue. Mon combat contre les kystes va durer 3 ans. Tous les ans cette saleté revient. Toujours au même endroit mais de taille cependant variable. Le dernier mesurait 8 centimètres. J’ai été soignée de mes kystes, et pendant 2 ans tout a été pour le mieux. Je continuais toutefois à avoir des douleurs de règles insupportables que même des paracetamol ne parvenaient pas à soulager. J’étais contrainte de prendre des anti inflammatoires 3 à 4 fois par jour pour pouvoir me lever et aller travailler.

 

Mon désir d’enfant est toujours présent et de plus en plus fort. Autour de moi toutes mes copines deviennent mamans et je suis marraine d’un mignon petit garçon. Il y a presque 1 an maintenant mon gynécologue m’a mis sous traitement hormonal : Folavit durant 3 mois, Clomid durant 6 mois et Pregnyl durant 3 mois. Sans succès. Toujours pas de bébé en vue. Pas même une fausse couche. Un peu découragé il m’a réorienté vers la clinique Saint Vince à Rocourt. Son service de PMA est réputé en Belgique. J’ai obtenu un rendez-vous. Le jour J je m’y suis rendue en me traînant, puisque c’était aussi le premier jour de mes règles. La gynécologue en me regardant me tordre ainsi de douleur, sans même m’ausculter m’annonce que je dois souffrir d’endométriose.

 

Elle me fournit toutes les informations nécessaires afin que je comprenne de quoi il était question. Je pleurais de douleur, tout le temps que dura l’examen, tant je souffrais. Afin d’être certaine du diagnostic posé, elle me fit passer une IRM du pelvis. Verdict : Endométriose. A présent je me bats contre cette maladie.

 

Je suis prise en charge par le Dr Godin, chirurgien du service de PMA de la clinique, et spécialisé dans les cas d’endométriose. La prise en charge a été rapide et une coloscopie a permis de voir que l’endométriose était également installée dans mes intestins. J’ai été opérée le 1er juin 2018. L’opération initialement prévue pour 2 heures (sur la base du rapport de l’IRM du pelvis qui mentionnait que je n’avais que quelques nodules) a exigé plus de temps. Lors de l’opération le Dr Godin a constaté que l’endométriose était également implantée dans l’utérus, et qu’il y avait de fait une forte inflammation de la muqueuse utérine. Tout ceci l’IRM ne l’avait pas détectée. Le seul moyen de me soulager est alors de me mettre en ménopause chimique. Il a cependant pu ôter une partie de l’endomètre enflammée. Je dois de nouveau être opérée dans 3 mois.

Propos recueillis par Sandrine NGATCHOU, le 05 Juin 2018

 

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