• Sandrine NGATCHOU

Infertilité et sa contradiction dans la politique de planning familial en Afrique

L'argument de surpopulation suggère que que dans des pays où le surpeuplement pose un problème démographique, la gestion de l'infertilité ne doit pas être supporté par les gouvernements.




Mais même si le traitement de l'infertilité pourrait être mise à disposition et de manière plus accessible dans des pays en voie de développement, il représenterait probablement moins de 1 % de tous les traitements d'infertilité. Des efforts croissants sur le planning familial et l'éducation à la santé peuvent aisément surmonter cette petite contribution au taux de fécondité.


Le refus d'accès de couples infertiles aux soins d'infertilité n'est pas une politique de restriction de population juste. Les données de Nations unies montrent non seulement que la majorité de pays en voie de développement ont déjà réussi à faire baisser leur taux de fécondité global voir figure ci-dessous sur les projections des nations unis 2016 (taux de fécondité à travers le monde), les données montrent aussi que la croissance démographique attendue dans des pays en voie de développement est principalement due à une espérance de vie améliorée et non pas à de hauts taux de fécondité (Nations unies, 2007, figure ci-dessous Niveau d'espérance de vie à travers le monde)

Taux de fécondité à travers le monde

Espérance de vie à travers le monde

Déclarations internationales : promesses et des promesses : "les hommes et les femmes majeurs, sans aucune limitation pour des raisons de race, de nationalité, de religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille".

Cette déclaration a été adoptée il y a 60 ans à la Déclaration universelle des droits de l'homme 1948 de L'ONU et ne peut pas être mal comprise : il implique le droit d'avoir accès aux traitements de fertilité quand les couples ne peuvent pas avoir des enfants.


L'implication des gouvernements africains dans la prise en compte des besoins de couples infertiles va dans une bonne direction, c'est un mouvement positif. Le discours du porte-parole du parlement qui a repris le discours du président ougandais Yowri MUSEVENI. Cela fait longtemps que ce sujet a été abandonné par l'état d'où la présence des acteurs privés, avec des coûts élevés qui écartent une majorité de la population.


Ce mouvement risque-t'-il d'être stoppé par les pouvoirs étrangers car ils sont directement en conflit avec leurs objectifs de politique étrangère qui est la mise à dispositif des contraceptifs à plusieurs foyers via la fondation de Melinda Gates Un article du 24 Janvier 2018 où Melinda se bat pour promouvoir la contraception au Burkina Faso.

Son discours : "Si vous ne donnez pas l'accès aux contraceptifs aux femmes, vous les enfermez dans un cycle de pauvreté" - Melinda Gates
"Quand les femmes ont un enfant après l'autre alors elles ne peuvent pas alimenter les enfants correctement donc ils ne grandissent pas correctement et ensuite la famille n'a pas les ressources ... pour alors instruire leurs enfants. - Melinda Gates

Dans cette bataille, on semble oublier souvent certains freins liés au contexte social par exemple. En RDC, les femmes doivent avoir l’autorisation de leur mari, ou de leurs parents si elles sont mineures, pour utiliser un contraceptif.


Une étude réalisée en RDC : Utilisation des méthodes contraceptives modernes en République Démocratique du Congo: prévalence et barrières dans la zone de santé de Dibindi à Mbuji-Mayi


La prévalence contraceptive moderne à Dibindi, en 2015, était de 18,4%. Elle était faible eu égard aux services de planification familiale disponibles dans cette Zone de santé. Plusieurs femmes refusaient d’utiliser les méthodes contraceptives modernes malgré l’information dont elles disposaient à cause de leur désir de maternité, l’interdiction religieuse, l’opposition du conjoint et la crainte des effets secondaires. Cette prévalence est près de quatre fois supérieure à celle rapportée au niveau national en RDC et avoisine celle rapportée dans la ville de Kinshasa et dans plusieurs autres villes en Afrique


Pour ces cas indiqué, beaucoup de nations qui soutiennent la compagne de Melinda Gates, qui a annoncé 34 Millions d'investissement dans des programmes nutritionnels, pour enseigner de jeunes mères à allaiter leurs enfants jusqu'à l'âge de six mois et de leur fournir un repas plus sain en général. Ces nations se battront bec et ongles pour contrôler la population Ougandaise et l'Afrique en général car les nations unis estimes une population à 2100 à 4 Milliards d'individus, un doublement en 2050 de 2,5.


Ils risquent probablement annoncer les réductions des aides à moins que certains gouvernements africains ne renoncent à leur politique de subventionnement de la fertilité.


Mais pour moi le débat est ailleurs en matière de fertilité, les couples infertiles sont les derniers maillons de chaîne, on leur fait supporter beaucoup de choses, la surpopulation africaine d'après les experts, limitation des ressources, manque d'argent des gouvernements africains bénéficiant certaines aides pour faire fonctionner certaines de leurs politiques... alors qu'ils encaissent déjà beaucoup de choses de la part de la société. Ils sont déja suffisamment discriminés ainsi au quotidien.
On voit bien que dans certains pays, notamment en Amérique Latine, le taux de fécondité a baissé car le niveau de vie des femmes ont augmenté, la solution se trouve ailleurs mais pas dans l'exigence des pouvoirs étrangers du non subventionnement des traitements de l'infertilité par les gouvernement africains.

Des femmes africaines sans enseignement ont, en moyenne, 5.4 enfants, selon l'Institut International pour l'Analyse des Systèmes Appliqués (IIASA). Les femmes qui ont achevé l'école primaire ont, en moyenne, 4,3 enfants. Une grande baisse, à 2.7 enfants, se corrèle avec l'achèvement du collège d'enseignement général (lycée). Pour ceux qui continuent à l'université), la fertilité est 2.2.


L'impact de l'éducation sexuelle et l'accompagnement d'un haut niveau d'éducation peuvent être perdus si les actions du planning familial n'est pas soutenu par les gouvernements et la société en général.


"L'offensive" est un mot susceptible parmi ceux qui craignent une mentalité de contrôle démographique. Mais il faut une plus grande offensive auprès des gouvernements africains, pousser les leaders à courageusement aborder ses sujets avec leurs concitoyens avec la plus grande honnêteté de politique de croissance démographique, et d'une limitation de cette croissance. Ce qui est nécessaire est une approche Zen à l'art de population-un moyen de disposer d'une croissance à la baisse pas en luttant directement pour ce résultat, mais en créant les conditions par lesquelles ce résultat arrive naturellement.


Les cultures et des attitudes peuvent souvent évoluer rapidement, comme l'a démontré la baisse des taux de fécondité en Tunisie et l’île Maurice.


L’île Maurice et la Tunisie démontrent que la clé à la réduction de la taille familiale, consiste à mettre un accent cohérent sur l'amélioration de vies de femme, y compris en créant des opportunités économiques pour elles, et les garanties légales qui sont aussi égales que possibles avec celles des hommes. Malgré des perceptions qui peuvent être contraire à ce que pensent beaucoup de personnes, la croissance économique nationale seule n'a pas pour conséquence une baisse importante de la fertilité.


La fertilité tunisienne est tombée de sept enfants à deux au début des années 2000 (il a fait un léger bon à la hausse).


Source :

http://www.liberation.fr/planete/2016/03/03/en-rdc-au-burkina-au-perou-a-gaza-la-contraception-est-encore-moins-bien-accetee-que-les-avortement_1436997


http://www.dailymail.co.uk/wires/afp/article-5308557/Melinda-Gates-battles-promote-contraception-Burkina-Faso.html


https://www.scientificamerican.com/article/africa-s-population-will-soar-dangerously-unless-women-are-more-empowered/


https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5483347/


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